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Nous sommes la génération “indoor”

Nous travaillons dans un bureau, effectuons des trajets en voiture, nous nous déplaçons en bus, en tram ou en métro et pratiquons du sport en salle. Puisqu’on passe 90% de notre temps en intérieur (soit plus de 21h par jour), nous sommes la génération “indoor”, plus habituée à balayer du pouce un appareil électronique qu’à gambader dans une prairie. Comment expliquer cette désertion généralisée du milieu naturel, quels sont les effets sur le corps et comment y remédier ? On a voulu comprendre cette rupture déjà bien entamée entre les êtres humains et leur environnement.

Hopaal surf nature

Une jolie vague naturelle en extérieur, le long de la côte Atlantique.

Enfermés volontaires : le phénomène d’une époque

L’évolution de nos modes de vie, une crise sanitaire sans précédent, la tendance du télétravail et l’amélioration des technologies pourtant dites “mobiles”, encouragent la vie en intérieur. Certains sociologues vont jusqu’à décrire cette réclusion délibérée comme étant un phénomène générationnel typique de nos sociétés contemporaines ayant non seulement des conséquences sur notre productivité et nos performances, mais impactant surtout notre santé mentale et physique.

Le manque de lumière naturelle, fondamentale dans la régulation de notre horloge biologique, entraîne des répercussions sur notre humeur et augmente considérablement le stress et l’hyperactivité, notamment chez les enfants. L’enfermement volontaire auquel nous nous plions accentue l’anxiété et les troubles du sommeil. La sédentarité, véritable mal du siècle, est associée à une augmentation des risques tels que la dépression, le diabète et l’obésité. Bien que souvent sous-estimée, la pollution de l’air en intérieur est quant à elle bien réelle et peut contribuer à installer un climat humide, amplifiant les risques de développer des maladies comme l'asthme et les bronchites chroniques. Vivre en intérieur a donc un coût.

Hopaal outdoor montagne

La grande tête de l'Obiou, en Isère dans les Préalpes françaises.

Hyperconnectés, pourtant déconnectés

3h30. C’est le temps moyen qu’un français passe chaque jour sur son téléphone portable. D’après l’écrivain, réalisateur et poète Cyril Dion, la santé ne serait pas le seul domaine à subir les conséquences de cette hyperconnexion. “Le fait d’être dans un monde très artificialisé ne nous aide pas à comprendre à quel point on a besoin de la biodiversité,” constate le militant écologiste. “Le désintérêt pour la biodiversité vient de l’éloignement voire de la déconnexion avec la nature.”

Au-delà de la crise climatique régulièrement débattue et désormais combattue, certains intellectuels s’unissent pour dénoncer l’existence d’une crise de sensibilité majeure envers la biodiversité. “La crise écologique actuelle, plus qu'une crise des sociétés humaines d'un côté, ou du vivant de l'autre, est une crise de nos relations au vivant,” écrit l’écrivain et philosophe français Baptiste Morizot, auteur de Manière d’être vivant. Bien que le confinement ait transformé quelques citadins en néo-ruraux, suscitant une exode urbaine toute relative, nos sociétés humaines se désintéressent du vivant. Dans un monde engorgé de nouvelles technologies et ponctué de pandémies, la relation avec le monde extérieur semble avoir été mise sur pause, voire abandonnée.

“Par "crise de la sensibilité", j'entends un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre, et tisser comme relations à l'égard du vivant. Une réduction de la gamme d'affects, de percepts, de concepts, de pratiques nous reliant à lui. Nous avons une multitude de mots, de types de relations, de types d'affects pour qualifier les relations entre humains, entre collectifs, entre institutions, avec les objets techniques ou les œuvres d'art, mais bien moins pour nos relations au vivant. Cet appauvrissement de l'empan de sensibilité envers le vivant, c'est-à-dire des formes d'attention et des qualités de disponibilité à son égard, est conjointement un effet et une part des causes de la crise écologique qui est la nôtre.” - Baptise Morizot

Hopaal bivouak outdoor

Le temps d'un bivouak sous les étoiles, dans les Hautes-Alpes.

Vert, le grand émerveillement

Une seule façon de se reconnecter au vivant reste sans doute de s’en rapprocher physiquement afin de comprendre que nous sommes seulement et simplement des vivants parmi les vivants. Voici quelques étapes pour reprendre contact en douceur avec son environnement :

  • repenser son rapport aux écrans dans son ensemble puis diminuer le temps jusqu’ici consacré à ses tablettes, ordinateurs et téléphones.
  • analyser sa relation au vivant : en avoir conscience, c’est se donner les moyens de l’améliorer.
  • identifier et considérer tous les espaces extérieurs de proximité comme des lieux vivants à parcourir : squares, espaces verts, parcs, jardins, forêts, plages, montagnes, océan...
  • s’imposer de sortir de chez soi dans la mesure du possible, prendre l’air à intervalle régulier afin de se reconnecter au monde extérieur, développer des capacités sensorielles : écouter, regarder, toucher.
  • entretenir une activité physique régulière en extérieur et partir en micro-aventure.

Se tenir à seulement quelques centaines de mètres de la nature suffirait à se détendre, respirer un air plus sain, réduire le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, restaurer l’attention, baisser la pression artérielle et globalement gagner en espérance de vie. Ne sous-estimons pas le pouvoir apaisant des espaces verts, aussi vastes ou timides soient-ils.

Conscients que nous ne vivons pas tous au bord de l’océan ou près d’une forêt primaire, ce message s’adresse aussi aux urbains et aux travailleurs murés dans un box étroit. Le design biophilique est une véritable solution conçue afin de recréer les conditions de l’extérieur (lumière naturelle, végétation, murs vivants, matériaux naturels, ...) dans nos intérieurs, renaturaliser nos espaces de vie et les transformer en lieux de repos.

Hopaal vue nature

La nature n'est jamais très loin.

Être au contact du vivant contribue au développement de nombreuses capacités cognitives, émotionnelles et sensorielles.

“La violence de notre croyance en la "Nature" se manifeste dans le fait que les chants d'oiseaux, de grillons, de criquets, dans lesquels on est immergé en été dès qu'on s'éloigne des centres-villes, sont vécus dans la mythologie des modernes comme un silence reposant. Alors qu'ils constituent, pour qui veut bien essayer de les traduire, de les sortir du statut de bruit blanc, des myriades de messages géopolitiques, de négociations territoriales, de sérénades, d'intimidations, de jeux, de plaisirs collectifs, de défis lancés, de tractations sans paroles. La moindre prairie fleurie est un caravansérail cosmopolite, multilingue, multi-espèces et bourdonnant d'activité.” - Baptiste Morizot

Ces expériences positives vécues en extérieur, cette nouvelle proximité avec le monde vivant, ce rapport à la beauté, ce sentiment d’émerveillement, cet accès au champs émotionnel et sensoriel, ainsi que cette conscience écologique croissante permettront une meilleure compréhension du vivant, de son fonctionnement, son langage et ses habitants. Et au bout du compte, ils susciteront un engagement en faveur de l’environnement, puisque comme l’écrivait Jacques-Yves Cousteau : “on aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime.”

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