Portrait : Rémi Camus

QUI EST RÉMI CAMUS ?

Rémi est un Aventurier-Explorateur. Il n’a pas de lasso ni de chapeau mais...

Rémi a 33 ans et quand il n’est pas en train d’animer des stages de survie pour être autonome en pleine nature, on le retrouve en expédition pour repousser ses limites et mettre en avant la préservation de l'eau.

Un engagement et des valeurs qui allient sport et environnement.

OSER LES CHOSES

Avant de devenir éco-aventurier, Rémi était maître d’hôtel. C’est après la lecture du livre "Au coeur des Amériques : De l'Alaska à Ushuaia 24 000 kilomètres en courant" de Jamel Balhi, qu’il décide de sortir de sa zone de confort : « s'il y est arrivé, je peux le faire ».

En 2011, il traverse en courant le continent australien du sud au nord à la rencontre des aborigènes et dans le but de récupérer des dons pour l’association du Syndrome de Lowe (maladie génétique entraînant un déficit au niveau des yeux, du cerveau et des reins). 5 400 km à travers le Bush australien. Un dépassement de soi poussé à l’extrême. Lors de cette première expédition, il dépècera un kangourou percuté par un camion devant ses yeux pour se nourrir et ira même jusqu’à boire sa propre urine pour ne pas mourir déshydraté. C’est après cette expérience qui aurait pu lui coûter la vie, que Rémi prend conscience de l’importance de l’accès à l’eau.

En 2013, il descend le fleuve Mékong à la nage avec un hydrospeed (planche en mousse permettant de rester légèrement hors de l’eau). 6 pays traversés et 4 400 km parcourus. Une aventure à la rencontre des populations qui bordent le fleuve afin de comprendre leur mode de vie autour de l'eau, de sensibiliser les étudiants au développement durable et surtout de montrer une fois de plus que l’accès à l’eau potable pour tous est primordial. 

En 2018, il réalise le premier Tour de France à la nage. Une expédition de 2 650 km de Dunkerque à Monaco avec pour objectif d’alerter sur la préservation et la protection des océans. Plus de 12h de nage par jour où il se dépasse et constate la dégradation des océans en traversant des îlots de déchets plastiques, en particulier entre Bayonne et Hendaye, et ça, à moins de quelques km des côtes.

UNE ACTION FORTE POUR UN MESSAGE FORT

Au-delà de l’exploit sportif, Rémi veut faire passer un message fort : « nous sommes tous concernés par l’accès à l’eau. Elle est primordiale, cela doit être notre combat numéro 1, nous devons la préserver ». Il est convaincu qu’il faut protéger les océans et souhaite sensibiliser le plus grand nombre pour changer les choses. « 634 tonnes de déchets sont déversés dans les mers et les océans, chaque seconde ». C’est en attirant la population avec des performances sportives fortes qu’il sensibilise à une problématique qui touche tout le monde mais à laquelle tout le monde n’a pas la même sensibilité aujourd’hui.

À CHACUN SON EVEREST

Nous sommes tous capables de mettre en place des actions et de changer les choses à notre niveau. « Vous vous souvenez la dernière fois que vous avez ramassé un déchet qui n’était pas le vôtre ? » interroge Rémi. Montrer l’exemple, faire réagir et surtout faire prendre conscience que tout le monde peut préserver les océans à son niveau, voilà un combat qui vaut le coup d’être mené.

L’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde après le pétrole. Elle est aussi une des plus grandes consommatrices d’eau. Chez Hopaal, nous produisons nos vêtements à partir de matières recyclées ce qui nous permet d’utiliser 40 litres d’eau à la place de 2 500 pour un t-shirt classique.

LA PROCHAINE, ELLE EST POUR QUAND ?

Pas de date précise pour le moment, mais Rémi travaille actuellement sur 2 projets ayant un lien fort avec l’environnement :

Le premier est une barque permettant de ramasser le plastique sur le Mékong pour ensuite le transformer en carburant. Un programme de revalorisation responsable et pragmatique. 

Le deuxième, l’organisation d’un second Tour de France à la Nage en 2019 où plusieurs nageurs s'affronteront. Un bon moyen de travailler avec les différentes villes étapes et de faire rayonner un message environnemental toujours autour de la préservation de l’eau.

Nous sommes tous capable de changer la donne.

Crédit photo de couverture : Renaud Dupuy de la GrandeRive
Crédit photo de profil : Patrick Robert

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