Des nouvelles du terrain

La planète est notre première cliente.

Passer à l’action. Il n’y a rien de plus efficace pour faire bouger les lignes. En interne, nos vêtements sont la concrétisation des décisions que nous prenons : recycler des déchets, travailler en local, produire le strict nécessaire. Pour préserver la planète, nos actions ne se limitent pourtant pas à vos garde-robes. Depuis notre création nous soutenons des associations qui, elles aussi, mènent des actions sur le terrain. Que ce soit en protégeant la montagne ou en transplantant des coraux : l’impact est immédiat, concret et tangible.

Hopaal Coral Guardian SharksLe retour des requins à pointes noires sur l'île d'Hatamin.

1% pour la Planète.

Nous ne pouvons pas être sur tous les fronts. Certaines personnes ou organisations sont bien plus compétentes que nous dans leur domaine. Notre choix est de de leur apporter de la visibilité ainsi que notre soutien moral et financier. Membre de 1% pour la Planète, nous nous engageons à reverser 1% de notre chiffre d’affaires à des associations. 100€ dépensés sur notre site = 1€ reversé. Les deux associations françaises avec lesquelles nous travaillons sont Mountain Wilderness et Coral Guardian.
Mountain Wilderness agit pour partager et protéger la spécificité, la beauté et la richesse des espaces montagnards.
Coral Guardian agit pour la conservation des écosystèmes coralliens et pour les communautés qui en dépendent.

Hopaal Mountain wilderness AlpesLes grands espaces des Alpes françaises.

Des impacts tangibles

À chaque achat nous demandons à nos clients quelle association ils souhaitent soutenir. Nous répartissons ensuite nos dons selon le choix de nos clients et les besoins des associations.

Mountain Wilderness agit autant sur le terrain qu’auprès du grand public en dénonçant les pratiques déraisonnables. Nous les aidons financièrement lors des démontages d’installations obsolètes. Grâce à cette aide, ils peuvent par exemple s’entourer de mulets qui les aideront à descendre les déchets. À chaque démontage, plusieurs tonnes sont collectées donc plus il y a de monde : mieux c’est. C’est pourquoi nous fournissons aussi des vêtements pour habiller les équipes et remercier les bénévoles.
+ Retrouvez les vidéos de Mountain Wilderness pour leurs campagnes.
Découvrez l’intervention de Camille Alézier sur TV Mont-Blanc pour parler de la campagne “Encordés pour le climat” avec l'un de nos t-shirts Hopaal.

Côté océan, Coral Guardian concentre ses efforts sur le terrain et auprès des populations locales en Indonésie. Fin 2018, nous nous sommes rendus sur place pour apprendre, comprendre et découvrir l’enjeu des coraux. Voilà les nouvelles du terrain.

Hopaal Coral Guardian Green Coral Sous la surface, une forêt de coraux 📸Coral Guardian.

Le dilemme du pêcheur : pêcher aujourd’hui sans compromettre la pêche de demain.

Il est facile de lire sur le visage d’un pêcheur si la pêche quotidienne a été fructueuse ou non. Depuis le port de Seraya Besar à Florès en Indonésie, nous pouvons deviner au loin le sourire des pêcheurs qui se dessine sur leurs visages marqués et creusés par le sel, l’océan et le soleil. Ces derniers temps la pêche est bonne, les poissons sont de plus en plus nombreux et les retours de pêche sont redevenus festifs.

La situation économique de la région n’est pas des plus enviables. Les pêcheurs ne gagnent qu'entre 50 et 100€ par mois suivant leur pêche et les conditions météo, la pêche servant avant tout à se nourrir. Seuls les poissons qui ne sont pas mangés sont destinés à la vente. Dans ce contexte, quand les pêcheurs ont eu vent de nouvelles techniques de pêches plus efficaces, l’occasion était à saisir : au revoir les filets de pêches longs à démêler et lourds à transporter ! Dans les années 90 c’est désormais la pêche à la dynamite et la pêche au cyanure qui sont devenues très courantes. Jeter un bâton de dynamite est certes bien plus efficace qu’un morceau de vers sur un hameçon. Par contre le tir est groupé et n’est pas précis. Au-delà des poissons morts ou assommés récoltés hâtivement par les pêcheurs, les poissons environnants repartent aveugles, stressés ou sourds et meurent un peu plus tard un peu plus loin. Si un récif corallien est à proximité alors c'est tout l'écosystème qui est détruit.

Hopaal Coral Guardian dead coralsAu dessus d'une zone de coraux mort, la plaine est dévastée 📸Coral Guardian

La pêche au cyanure, elle, permet d’anesthésier les homards et autres poissons de récifs et permet donc aux pêcheurs de les attraper plus facilement une fois déboussolés. Souvent cachés dans des enfoncements ou au sein des coraux, le cyanure détruit à petit feu tout ce qui entre en son contact : les poissons environnants, les coraux, les pêcheurs et toutes les personnes qui vont consommer ces poissons. En quelques années, ces techniques de pêche fructueuses ont donc transformé un oasis paradisiaque en un cimetière abandonné.

Favoriser le travail autour d'une pêche qui détruit la planète est absurde. En revanche, nous pouvons trouver des alternatives.

Fin 2018 nous nous sommes donc rendus au nord de Labuan Bajo sur la petite île d’Hatamin pour rejoindre Coral Guardian, association que nous soutenons avec Hopaal. Coincée entre les îles de Seraya Besar (grande Seraya) et de Seraya Kecil (petite Seraya), Hatamin ne fait pas la taille d’un demi terrain de foot et il ne faut même pas 3 minutes pour parcourir l’île de long en large. La nuit, des oiseaux de tout genre viennent nicher et les serpents sortent discrètement se nourrir de petites proies égarées. L’île vit et sert de refuge à de nombreuses espèces. Bien que la diversité soit déjà riche sur terre, le spectacle le plus surprenant se passe tout autour de l’île sous la surface de l’eau.

Hopaal Coral Guardian fishesLes nurseries permettent aux coraux de grandir tranquillement 📸Coral Guardian

Dès que l’on met la tête sous l’eau on comprend vite qu’il faudra du temps pour se familiariser aux nombreuses espèces qui peuplent ce monde bleu. En se rapprochant du fond on côtoie vite des anémones et des coraux en tout genre. Les 50 premiers mètres en s’éloignant de la côte s’enfoncent progressivement et nous évoluons en apnée à des profondeurs allant jusqu’à 8 mètres. Une fois qu’on s’approche du tombant, le bleu profond est saisissant et on observe la présence imposante de nouvelles espèces : mérous, tortues, raies, requins etc. La plupart sont timides, d’autres sont curieuses.

La richesse de ces eaux ne doit rien au hasard. Cela fait maintenant plus de 3 ans que l’association Coral Guardian mène au quotidien son programme de préservation et de restauration des récifs coralliens. Véritable havre de paix, Coral Guardian a convaincu le gouvernement Indonésien de désigner cette zone comme une Aire Marine Protégée, c'est un véritable succès. Pas besoin d’être un scientifique de renommée internationale pour saisir l’importances des enjeux qui se rattachent aux coraux ainsi que l'ampleur des dégâts lorsque rien n'est fait pour les protéger. Les alentours de l’île d’Hatamin n’ont pas encore été restaurés dans leur globalité et on peut ainsi passer d'une nature abondante à une plaine dévastée.

Apprendre, participer et relever des données

La mission de Coral Guardian consiste à montrer par l’exemple que lorsque nous arrêtons de pêcher à la dynamite et au cyanure, les coraux peuvent se reconstruire et les poissons peuvent revenir. Sur les zones en cours de restauration, des nurseries de coraux ont été bâties.

Années après années, apnées après apnées : les coraux grandissent et reconstituent une barrière naturelle autour de l’île.

D’abord réticents à l’arrivée de Coral Guardian, les pêcheurs ~ premiers témoins de ces changements ~ ont vite compris l’importance des enjeux et ils sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs de Coral Guardian pour préserver cet espace hors-norme. Au quotidien, ils témoignent de la venue de nouvelles espèces de poissons. Alors que les requins à pointes noires avaient quitté les lieux, ils reviennent désormais et c’est même là que grandissent les petits et il n’est pas rare de nager entouré d’une trentaine d’individus. Une fois plus grands, leur territoire s’agrandit et ils s’éloignent de l’île. Certains adultes reviennent de temps en temps car leur territoire reste très réduit. Les pêcheurs du coin ont arrêté de les pêcher et les relâchent quand ils sont pris par mégarde dans leur filet. Seulement, la pêche des requins - destinés à la vente de leurs ailerons et de leur foie, existe toujours. Ces requins ont un rythme de reproduction très lent, ce qui entraîne une disparition quasi totale dans certaines zones voisines. . À Hatamin les pêcheurs se sont rendu compte qu’il est vital de les protéger.

Hopaal Coral Guardian FishermanAbdulaye, pêcheur reconverti en gardien de l'île 📸Coral Guardian

Pour effectuer le suivi des coraux et de la biodiversité nous nous calons sur le rythme de l’océan, respiration après respiration. Les coraux sont essentiellement entre 2 et 8 mètres de profondeur. Impossible de les sortir car cela les stresse et provoque une mort certaine au bout de 1 minute. Nous devons donc travailler en apnée, toute la journée.

Les pêcheurs sont habitués, ils appartiennent au peuple Bajau, peuple nomade des océans. Ils évoluent avec une aisance déconcertante, peuvent rester plusieurs minutes sous l’eau et refusent les palmes. De toute manière, même sans palmes ils sont plus agiles et rapides que nous. Au quotidien nous descendons en apnée retirer et remplacer les coraux morts, mesurer les coraux témoins pour constater l'évolution du récif, compter les poissons etc., c’est un travail de longue haleine.

Quand les enjeux économiques rencontrent les enjeux environnementaux

La préservation des écosystèmes impacte directement la vie économique des pêcheurs. En effet : à force de détériorer les environs de leur îles, les poissons ont déserté et chaque matin ils doivent partir un peu plus loin pour attraper leurs poissons. Le coût de l’essence pour leur bateau — aussi faible soit-il — n’est pas sans impact. Alors qu’il fallait avant 5 minutes de bateau pour aller attraper leur prise quotidienne, il leur faut désormais parfois plus de 2 heures. Prendre soin de l’environnement qui les entoure devient vital pour se nourrir et pour permettre à leurs enfants d’accéder à une éducation de qualité. Il n’est donc plus possible de détraquer les océans, il est vital de les protéger.

Hopaal Coral Guardian DiverLe suivi des coraux se fait au jour le jour 📸Coral Guardian

En se rendant sur place, nous avons compris que la préservation passe aussi par la compréhension. Si nous comprenons un écosystème nous pouvons l’apprécier dans toute sa beauté et sa complexité, cela nous donnera toute l'énergie nécessaire pour la préserver. Cette préservation de la planète est intimement liée à celles de toutes les économies locales. Si nous prenons soin de protéger et de prélever minutieusement uniquement ce dont nous avons besoin, alors des économies se mettent en place — ce qui est bien plus difficile à concrétiser si nous jetons et consommons à tout va.

La couleur et la température de l'eau ne sont pas les mêmes qu’à Biarritz et pourtant c'est un océan unique que nous partageons.

Bien que nous ayons l’impression d’être catapultés sur une autre planète, nous partageons bel et bien les mêmes océans, la même planète : nous ne pouvons pas tourner le dos à ce qui se passe loin de chez nous, même à plusieurs milliers de kilomètres.

Hopaal Coral Guardian monitoringLes tables permettent aux coraux de se fixer et de prospérer 📸Coral Guardian

Une action locale pour un impact global

Le court terme prend souvent le dessus sur le long terme. Même si l’action est primordiale, chaque situation mérite donc d’être minutieusement étudiée afin de ne pas créer de nouveaux problèmes.

Ce qui se passe à proximité de nos lieux de vie ou à côté de nous est tangible et perceptible. Beaucoup plus en tout cas que ce qui se passe de l’autre côté du globe. Ce qui se passe loin nous affecte pourtant tout autant car nous partageons un unique océan, une unique planète. À l’image d’une rivière où tout ce qui se passe en amont affecte ce qui se passe en aval : ce qui se passe d’un côté du globe a des répercussions sur toute sa surface. Si demain tous les pêcheurs dynamitent la barrière de coraux pour subvenir à leurs besoins, l’océan sera mis à rude épreuve : en Indonésie et partout ailleurs.

Nous pourrions croire qu’il est plus facile d’adapter ses habitudes lorsqu’on est directement confronté aux changements. Certes, la contrainte ne laisse pas le choix mais il est dommage d’en arriver là. À nous de prendre les bonnes décisions, de soutenir les causes qui nous importent, d’adapter notre consommation, notre régime alimentaire ou notre manière de pratiquer les activités qui nous plaisent, pour changer les choses.

2 commentaires

Très bel article, merci à vous, je suis encore plus motivée à me remonter les manches pour protéger la planète !

MARGAUX HEBRARD 30 août 2019

Votre article m’a transporté de l’autre côté du globe avec l’asso Coral Giardian. Il m’est en avant les actions faites grâce à votre engagement de faire don d’1% de votre CA. J’ai pu acheté votre maillot de bain jaune et je suis fière de porter vos valeurs au quotidien (+ petit coup de pub sur ma voiture car j’y est collée le sticker de votre marque). C’est dans ce genre d’entreprenariat que je veux mettre mon argent. Vous nous remerciez nous consommateur mais au contraire c’est nous qui devrions le faire, vous vous engagez pour une planète plus belle, un espace encore paisible pour nos enfants. Finalement, remercions toutes ces personnes qui font des efforts chaque jour, des anonymes que je considère comme des héros. Il n’y a pas de petites actions, chacune d’elle compte.
Thanks again ♡

Fleury Mélodie 30 août 2019

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